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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 11:52
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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 06:46

L'Histoire. A Liverpool, une jeune fille s'apprête à enterrer son grand-père. Elle trouve alors un trésor familial. Des documents laissés par le défunt dévoilent son implication pendant la guerre civile espagnole dans les rangs républicains.

 

Land and freedom

 

David, le grand-père décédé, s'est engagé sans s'en vanter par la suite dans le Parti Ouvrier d'Unification Marxiste. Ce petit groupe cosmopolite  devient ici le minuscule trou de la serrure qui permet de cerner l'invariant et de comprendre les mots simples: l'engagement pour des idées, la conviction et l'envie de militer. Le film qui ne cherche pas à donner une leçon d'histoire s'attache plutôt à sublimer les pensées universelles tout en servant l'art cinématographique. 

La lutte qui nous est montrée laisse entrevoir les principaux enjeux des années Trente mais le cinéaste se concentre sur les membres du POUM et leurs divergences avec les Staliniens. Ces derniers s'opposent à leur volonté de déclencher une Révolution afin de contrer le fascisme. En quête de crédibilité auprès des autres grandes puissances, le dictateur soviétique transformera les Poumistes en Trotskystes (ce qui signifie dans le contexte de cette guerre civile des traîtres) ou même en agents de Franco.


Bref, avec Land and Freedom, Ken Loach nous offre un sublime hymne à l'engagement sans toutefois occulter ses éventuels revers comme l'écoeurement, le renoncement ou encore la mort.

Si vous n'avez pas le temps, voyez-le en coup de vent, absolument. Ce film est un bijoux, un chef d'œuvre.

 

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 15:13

Annette Wieviorka, Maurice et Jeannette,2010. L'historienne ne se lance pas ici dans une désuète histoire style Paris-Match, loin de là. Certes, il s'agit bien d'une histoire d'Amour qui commence en ce 3 février 1934 mais elle constitue une occasion privilégiée pour appréhender une grande partie de l'histoire du XXème siècle.

 

 


L'Histoire. Maurice est marié et père d'un enfant. Il rencontre Jeannette et les amours demeurent furtifs jusqu'à ce 3 février. L'Historienne Annette Wievorka s'est plongée dans cette double biographie suite à la mise en lumières de nombreuses archives jusque là inédites.

La Première Guerre mondiale, le travail dans les mines, la tragédie de Courrières, le Front populaire, les voyages en URSS, la Seconde Guerre mondiale, Staline, les amitiés avec Picasso, Elsa et Aragon, le XXème Congrès et le rapport Khrouchtchev, le culte de la personnalité, Budapest et l'année 1956, les lois liées à la démographie, l'évolution de la sexualité, le rapport au pouvoir ou encore la guerre d'Algérie, sans oublier les affrontements Est/ Ouest... à travers les yeux de Maurice (1900 - 1964) et de Jeannette (1910 - 2001) se revisite le XXème siècle.

 

Bref, l'histoire du mineur et de la tisserande, intimement liée au parti dénommé celui de Maurice Thorez, fascine autant par leur engagement militant et politique que par le culte de la personnalité à l'époque déployée.

 

 

Archives d'Ivry: fonds Thorez

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:41

L'Historien est chargé d'interroger le passé pour analyser les évolutions notamment liées aux problématiques contemporaines, c'est pourquoi il se tient forcément à l'écoute des inquiétudes de sa propre époque.

Le prisme du présent déforme assurément notre regard sur le passé.

  

La violence, le sentiment d'insécurité ou encore la différence entre la perception des faits et la réalité correspondent à des questions qui ont toujours été au cœur des préoccupations humaines.

 

Robert Muchembled, professeur d'histoire moderne à l'université Paris-Nord, affirme que la violence et plus précisément les homicides ont été divisés par 100 depuis le Moyen Age (la baisse décisive a eu lieu durant le règne de Louis XIII qui a fortement limité le port des armes à travers le Royaume de France).

 

La question des chiffres n'est plus débattue car tous les spécialistes s'accordent sur cette évolution pour le moins inattendue, en revanche les interprétations continuent d'engendrer des divergences entre les Historiens (mais aussi entre les journalistes, les hommes politiques, les citoyens, etc.).

 

Pour appréhender ce sujet, le lien suivant se révèle particulièrement précieux :
lien avec la conférence de Robert Muchembled


 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 09:40

Après Va,vis et deviens ou Broken Flowers en 2005, Little Miss Sunshine, Indigènes, C.R.A.Z.Y. , Romanzo Criminale en 2006,  

La vie des autres, Persépolis, De l'autre côté, Lust, Caution, La graine et le mulet ou encore La visite de la Fanfare en 2007, 

Into the Wild ou There will be blood en 2008, 

Slumdog millionnaire ou Le Ruban blanc en 2009,

Gainsbourg, A serious man  et Tamara drew en 2010,

Le Havre, Habemus Papam et Une séparation en 2011

 

NOUS AVONS PU reVOIR,  l'autre soir,

 

 

   Lust, Caution

 

 

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Lust, Caution. Ang Lee. En pleine Seconde Guerre mondiale. En Asie. Virée exotique, hyper-esthétique et terriblement troublante.

 

L'Histoire. En 1942, monsieur Yee se trouve à Hong-Kong. Ce serviteur des intérêts japonais en Chine, est séduit par une jeune et charmante comédienne. En réalité, il s'agit d'un piège orchestré par un groupe d'étudiants résistants chinois. La jeune femme ensorcelante de beauté arrivera-t-elle à faire supprimer ce collaborateur méfiant et glacial? Succombera-t-elle, elle-même, au charme de l'ennemi et aux errements de son propre camp? Jusqu'où les jeux et les apparences ludiques vont-ils conduire les protagonistes? La fin l'emporte-t-elle sur les jouissances?

 

Amour ou art de simuler? Cette liste de questions pourrait se révèler interminable tant la confusion des sentiments, la violence des sens et la plongée dans l'impensable viennent perturber notre regard occidental.  Comment peut-on imaginer un ennemi belliqueux et une résistante convaincue mêler leurs histoires et leur corps ?  L'idée même se révèle choquante et répulsive. C'est pourtant l'histoire qu'Ang Lee nous propose.

 

 

 


A voir, sans aucun doute. Tant qu'il y aura des films de cette veine, le cinéma vaudra le coup d'être vu. Le temps lent ne rend pas cette oeuvre d'art trop longue.

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 09:35

La quête de ressources Internet via Twitter se révéle souvent fructueuse.

 

Le site de la bibliothèque de Lyon regroupe une multitude de conférences a priori géniales :

 

- Robert Muchembled, Une histoire de la violence

 

http://www.bm-lyon.fr/spip.php?page=video&id_video=431

 

 

- Mona Ozouf, Composition française

 

http://www.bm-lyon.fr/spip.php?page=video&id_video=425

 

 

- Jean-Yves Le Naour, Regards sur la Grande guerre

 

http://www.bm-lyon.fr/spip.php?page=video&id_video=382

 

 

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 09:02

Après avoir évoqué des souvenirs de son enfance, Mona Ozouf propose une réflexion sur la nation française. "Entre l'universel et le particulier", elle dévoile une vision historique, en marge du politiquement correct, à partir de récits individuels.

 

Entre une mère institutrice, une grand-mère catholique et un père décédé se déroulent, durant les années Trente, l'enfance de Mona Sohier. Son père disparaît alors qu'elle est âgée d'à peine quatre ans. Ce père instituteur, censé défendre les visions de la IIIème République et donc d'une France une et indivisible, militant de la cause bretonne, agnostique mais ami des curés, sans doute libertaire et admirateur de Lénine, bref, ce personnage se révèle énigmatique. Il s'avère très vite absent mais peut-être plus présent qu'un père vivant (sa photographie est sans cesse visible, il revient dans les discussions en permanence notamment par le biais de "si ton père te voyait").

La grand-mère, femme de marin, tenait un bistro de village dans le Léon. Prenant la maison en main, empêchant l'intrusion de toute homme, cette grand-mère allie despotisme et tendresse (le sexe fort, pour elle, est féminin). Catholique, elle envoie sa fille à l'école laïque. 


La foi chrétienne, la foi bretonne et la foi envers l'école construisent la petite Mona (ce prénom dérangera longtemps le besoin de conformité de l'enfant Sohier). Par exemple, l'école célèbre les Fédérés de Bretagne et d'Anjou qui abjurent en 1792 leur particularité tandis qu'à la maison, on les appelle les traîtres. A l'église, à la maison et à l'école, on n'admire pas les mêmes personnes. Il faut rappeler que les parents sont ... instituteurs, les contradictions sont donc nombreuses.

 

    A travers cet essai politique, l'historienne bretonne pose de nombreuses questions éminemment actuelles. Pourquoi la France est-elle allergique à la pluralité? Faut-il toujours opposer républicanisme et particularisme? Comment peut-on combiner les attachements au particulier et l'exigence de l'universel? L'unité de la France doit-elle se faire par composition de la diversité ou par l'autorité du centre? Michelet et tous les tenants de la vision autoritaire de la République, celle qui domine toujours aujourd'hui, en prennent pour leur grade mais la manière de le dire est tellement belle qu'elle peut retourner l'esprit des gens les plus convaincus qui disent "je suis fermement attaché à la République et à la nation qui doit être une et indivisible". Après la lecture de Composition française, on peut toujours dire "je suis fier d'être français, je suis fier d'être républicain" mais il se peut que le doute s'immisce: "je suis républicain mais la richesse de la France ne tient-elle pas de sa diversité?".

 

    En 2012, la France demeure réticente par rapport au particulier. On peut le regretter mais on a le aussi le droit d'espérer que l'universel ne contredit pas toujours la nécessité de cultiver sa différence.

 

   En attendant, la lecture d'une Composition française, titre qui rendit sceptique l'éditeur, permet à toutes les périphéries de reprendre espoir. Etre français ne revient pas seulement à accepter les jacobines et centrales décisions.

   Ainsi, le titre se veut polysémique : il rappelle à la fois l'exercice de l'école, la croyance en un avenir meilleur dû à la République et la nécessité de composer avec la diversité de la France et l'universel.

 

   A lire absolument et pas seulement en Bretagne.

 

 

 

 

Lien avec une vidéo : rencontre avec Mona Ozouf aux Champs-libres (Rennes)

 

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:40

 

 

 

La Seconde Guerre mondiale(1). Les grandes phases du conflit.

 

 

La Seconde Guerre mondiale (2). L'Europe sous domination allemande.

 

 

 

III – La France durant la guerre

 

 
"La drôle de guerre"

Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne. Pourtant, durant les huit mois qui suivent, on assiste à la drôle de guerre. Les soldats tentent de tromper l'ennui lorsque le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque la Belgique et les Pays-Bas.

La débâcle commence. En juin 1940, la France est en partie occupée par l’Allemagne. Les Français sont sur les routes et fuient les avancées allemandes : c’est l’exode.

 

 

 

La France de Vichy
Le 16 juin, Pétain est installé à la tête du gouvernement français. Son prestige, alors immense, légitime d'emblée son pouvoir. Dés son discours du 17 juin, il affirme que la défaite française est due à la supériorité des Allemands en nombre et en armes. Il ne remet pas en question la stratégie de l’armée française à laquelle il a participé. Il annonce aux Français qu’il faut cesser les combats et qu’il va négocier l’armistice. 

 

Ainsi, le 22 juin, l’Armistice est signé à Rethondes. Suite à la convention d’armistice avec l'Allemagne nazie, un gouvernement officiellement souverain va s’installer à Vichy, en zone libre. La France est partagée en deux zones, l’armée française est limitée à 100 000 hommes et le pays doit payer les frais d’entretien des troupes d’occupation.

En juillet, le principe de la révision de la IIIème République est adopté. La République est abandonnée à une large majorité (569 voix contre 80), l’Assemblée nationale vote le texte présenté par Pierre Laval donnant tout pouvoir au Maréchal Pétain. Par conséquent, il devient à la fois le chef du gouvernement et le chef de l’Etat.
 

Le régime de Vichy constitue un régime autoritaire : grèves et syndicats sont interdits, un premier statut des juifs est mis en place (octobre 1940) et les dirigeants de la IIIème république sont jugés (août 1941). 

 

Dés 1940, la propagande présente la Révolution nationale comme le retour aux valeurs traditionnelles. La devise est désormais «travail – famille – patrie».

 

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Affiche de propagande de R. Vachet, date de réalisation imprécise, entre 1940 et 1942 

   
A gauche, sur fond rouge, la France est présentée comme une maison que les communistes (drapeau rouge) et les Juifs (étoile à six branches) se sont accaparés. Le bâtiment est déséquilibré par la démocratie (parlement, radicalisme), la paresse (évocation des 40 heures et des congés payés) ou encore l’alcoolisme (Pastis). Bref, la maison France est devenue une ruine.
A droite, sur un fond bleu-gris constellé des sept étoiles du maréchal, la France est redressée, rénovée et repose sur un socle propre et solide. La devise républicaine "liberté, égalité, fraternité" cède la place au slogan « travail – famille – patrie » tandis que le drapeau rouge et communiste disparaît  en étant remplacé par un drapeau tricolore.

La France de la révolution nationale s'appuie sur un retour à la terre (voir la colonne paysannerie), l'artisanat (et non plus sur le prolétariat et l'industrie) mais aussi sur l'école et la légion. Discipline, ordre, courage, épargne finissent de signifier la fin du temps de la paresse et le retour à l'ordre.


La collaboration avec l'Allemagne nazie s’accentue en novembre 1942, l’ensemble de la France est alors occupée.

 

 


La résistance
En France comme en Europe, la résistance est née d’un triple refus : celui de la défaite militaire, de la loi du vainqueur et de l'occupation. Les formes de résistance s'avèrent multiples : résistance politique (les gouvernements), civile (tracts, manifestations) et armée (attentats, sabotages, réseaux de renseignements).

 

 

  Olivier Wieviorka, Une certaine idée de la résistance

Vidéo émission France 3 Un livre, un jour - 07/12/1995 - 01min51s

 

En 1940, la résistance française apparaît peu dynamique et dispersée. Le 18 juin 1940, De Gaulle tente de l’organiser depuis Londres.

A partir de 1941, la résistance française bénéficie de la conjoncture extérieure (suite à l’attaque de l’URSS, les Communistes entrent dans la résistance) et à partir de 1942 de la conjoncture intérieure (radicalisation de la collaboration, STO en 1943).

Cependant, les mouvements de résistance restent désunis mais De Gaulle fait admettre sa légitimité auprès des différents mouvements. On assiste à la fusion de la résistance extérieure et intérieure par le biais du Conseil National de la Résistance : sa première réunion se déroule en mai 1943.

 

La libération

Les FFL et les FFI contribuent à la libération. Les FFL participent depuis l'Angleterre à l'opération Overland tandis que les FFI préparent les débarquements de Normandie (6 juin 1944) et de Provence (15 août 1944) par des sabotages.

Dés 1943, la Corse est libérée. En Août 1944, c'est au tour de Paris. Le GPRF (gouvernement provisoire de la République française) tente d’atténuer les profondes cicatrices liées au conflit.

 

 

 

Résumé d'un cours de 3ème

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:31

La Seconde Guerre mondiale(1). Les grandes phases du conflit.

 

 

 

II – L’Europe sous domination allemande

 

 

Comment les Européens vivent-ils sous la domination nazie? Qu’est-ce que le génocide?

 

 

L’Europe nazie, l’Europe pillée et terrorisée

 

De 1938 à 1942, la liste des pays annexés ne cessent de s'allonger (l'Autriche, l’ouest de la Tchécoslovaquie, la Pologne ou encore une partie de l'Alsace et la Lorraine) tout comme celle des pays occupés (à l’ouest, la France, la Belgique et les Pays-Bas, à l’est, l’URSS et dans les Balkans, la Croatie, la Serbie, l’Albanie et la Grèce).

 

Ces Etats sont soit sous administration allemande, soit sous un gouvernement local. Par conséquent, en 1942, on trouve plusieurs types de territoire soumis aux Nazis :

1) Le Grand Reich (Allemagne ; Autriche ; une partie de la Bohême, l’Alsace et la Lorraine, le Luxembourg et la Slovénie) est entièrement sous le contrôle des Nazis. Les non germaniques expulsés.

2) Les pays alliés de l’Axe sont soumis à l’influence nazie: l’Italie, la Finlande, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie ou encore la Croatie.

3) On trouve ensuite des pays neutres (Suède, Espagne, Suisse, Portugal).

4) Les pays vaincus ont des statuts différents en fonction des races et de l’importance stratégique des conquêtes :

- les Etats vassaux ayant conservé leur gouvernement : Danemark, France de Vichy, Norvège, Pays-Bas

- les Etats vassaux directement placés sous contrôle militaire allemand: Belgique, France occupée, Grèce, Serbie

- les protectorats: Bohême-Moravie, Pologne, territoires conquis sur l’URSS.

 

On remarque que « plus la race est inférieure » selon les conceptions nazies développées dans Mein Kampf, plus les conditions de vie apparaissent difficiles.

 

L’Allemagne pour soutenir son effort de guerre réquisitionne des produits alimentaires dans les pays occupés ainsi que de l’argent, des matières premières, des produits industriels et de la main d’œuvre.

L’exploitation économique devient brutale dans les pays slaves.

La vie quotidienne est difficile, surtout dans les villes. La pénurie est importante et un marché noir se met en place.

 

 

 

Le génocide

 

* La mort est mon métier

Robert Merle à travers ,La mort est mon métier, raconte la vie de Rudolph Hoess.

Ce roman historique nous conduit en Allemagne, en 1913. Lang qui a alors 13 ans (on comprend vite que ce personnage n'est autre que Rudolph Hoess) y reçoit une éducation catholique particulièrement stricte. Infligée par le père, un ancien militaire visiblement traumatisé, cette éducation devait le conduire à devenir prêtre.

En 1914, ce père meurt . Dés 1916, Lang, à peine seize ans, s'engage et part pour le Front Ouest. Il est finalement intercepté en raison de son âge, devient aide à l'hôpital militaire puis part sur le front en Turquie.

A la fin de la guerre, décoré de la Croix de fer, il se retrouve au chômage et rejeté par sa famille. Désespéré, marqué par la violence et la déshumanisation liées à la Grande Guerre, la matrice du siècle de fer, il est sauvé du suicide par un de ses compagnons d'armée qui l'incite à épouser les idées du parti nazi.

Par la suite, on lui confie la direction d'une ferme avec sa femme. L'humiliation due à la défaite et au Traité de Versailles subsiste. La crise de 1929 survient, le NSDAP renaît de ses cendres, Hitler accède au pouvoir. A l'aise avec la violence, Rudolph Hoess grimpe une à une les marches qui vont le mener à des fonctions importantes dans l'armée et les instances nazies. Il finit par devenir le chef du camp d’Auschwitz

 

* l’arrivée dans les camps

 

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Photographie de l'arrivée au camp d'Auschwitz.

 

Sur cette photographie, on peut voir les déportés qui arrivent par le train à Auschwitz. Des médecins SS désignent la file dans laquelle doivent se ranger les déportés.

A droite, les hommes robustes partiront travailler dans les usines. A gauche, les vieillards, la majorité des femmes et les enfants vont être dirigés vers la chambre à gaz. A l’arrière plan, des camions s'apprêtent à venir chercher les bagages des déportés ainsi que les cadavres de ceux qui sont morts pendant le voyage.

Les SS doivent veiller à ce que les opérations se déroulent dans le calme.

 

Autre exemple, à Treblinka, on construit une fausse gare qui accueille les déportés. On leur permet ensuite de prendre une douche. Les Juifs pensent être en transit et se rebellent moins. L’extermination est alors plus rapide.

   

 

* les conditions de survie dans les camps

De nombreux documents montrent les corps décharnés. Cette déshumanisation des conditions de vie dans les camps peut être également symbolisée par les sonderkommandos, ces juifs déportés chargés par les nazis de surveiller les autres déportés ... contre sa survie.

 

 

* les exécutions

Les méthodes d'extermination évoluent jusqu’en 1943.

Depuis 1924, Hitler ne dissimule pas ses théories visant à exterminer les Juifs mais aussi les Tziganes ou les homosexuels.

Pour instaurer la terreur, pour favoriser l'embrigadement de l'individu et l'encadrement des masses, le Reich met en place dés 1933 le système des camps de concentration comme à Dachau. Les opposants politiques, principalement les communistes, et les personnes jugées associales  (les condamnés de droit commun, les témoins de Jéhovah, les homosexuels ainsi que les Juifs et les Tziganes) y sont enfermés. L'entreprise de déshumanisation peut alors commencer.

 

Peu à peu, les méthodes d'exécutions se rationalisent.

Au début du conflit, les exécutions se font à la mitraillette et collectivement (les Einsatzgruppen). Les gaz d’échappement des camions sont également utilisés mais ces méthodes sont jugées trop lentes.

En janvier 1942 se déroule la conférence de Wannsee qui définit les modalités de la solution finale. Dés lors, les camps d’extermination sont mis en place et se rationnalisent : Chelmno, Treblinka, Sobibor, Maïdenek-Lublin, Belzec, Auschwitz-Birkenau.La solution finale fait que le rythme et le nombre des exécutions s’accélèrent (utilisation des chambres à gaz à Auschwitz). 

Les Juifs sont déportés dans ces camps de la mort. Cinq à six millions de Juifs ainsi que 200 000 tziganes ont été exterminés.

 

Rudolph Hoess. La mort est mon métier. On cherche toujours à comprendre. Comment devient-il ce chef macabre? Comment le camp d'Auschwitz devient cette usine, cette entreprise de la mise à Mort? Comment et par quelle machination Rudolph Hoess (ou Höss) parvient-il à accepter l'ordre de supprimer "500 000 unités" par an? Lang va s'échiner à remplir sa mission : "tuer le plus grand nombre de Juifs et éliminer le plus efficacement possible les cadavres".

 

procès de Rudolph Hoess, INA

 

Après la guerre, Rudolph Hoess est emprisonné puis condamné à la pendaison. Durant le procès, il affirmera avoir "seulement suivi les ordres" et répondra d'un air naturel qu'il n'a tué "que 2,5 millions de personnes".

 

 

Résumé d'un cours d'histoire pour les 3ème

 

 

La Seconde Guerre mondiale (3). La France durant la guerre.

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:22

  Les origines de la Seconde Guerre mondiale

 

   Symbole de la montée des périls, la première violation du Traité de Versailles survient, en 1936, avec le rétablissement du service militaire et la remilitarisation de la Rhénanie. Les Allemands construisent alors la ligne Siegfried qui fait face à la ligne Maginot. La France est menacée mais elle hésite à mobiliser.

 

   Hitler peut continuer ses coups de force. Pourtant, depuis le milieu des années 20 et la publication de Mein Kampf, les théories nazies (racisme, antisémitisme, espace vital) sont connues. En 1938, l'Allemagne nazie annexe l’Autriche (Anschluss).

 

   La même année, lors de la conférence de Munich, la passivité des démocraties comme la France mais aussi l'Angleterre permet à Hitler de poursuivre plus facilement sa conquête du Lebensraum (l'espace vital). La Tchécoslovaquie se voit amputée d’une partie de son territoire, les Sudètes, une riche région industrielle. Les Français semblent soulagés et le Président du Conseil, Daladier, est surpris de l'accueil favorable qui lui est réservé lors de son retour au Bourget. 

 

  Le 1er septembre, les Allemands attaquent la Pologne sans déclaration préalable. Cette fois, les Démocraties réagissent. La France et l’Angleterre déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939.

 

  
Roman Polanski, Le Pianiste, Vf.

 

 

 

 

   Les problématiques liées à la Seconde Guerre mondiale demeurent nombreuses mais c'est la question de ses caractéristiques qui va nous intéresser.

 

 

I - Quelles sont les grandes phases de la Seconde Guerre mondiale?

 

 

L’expansion des dictatures (1939 – 1941)

 

La France entre en guerre le 3 septembre 1939. L’armée française qui adopte une stratégie défensive se trouve essentiellement derrière la ligne Maginot.

La drôle de guerre se déroule jusqu’au 10 mai 1940. L’Allemagne attaque alors les Pays-Bas et la Belgique. Elle arrive à Sedan le 14 mai et à Paris le 14 juin. L’armistice est signé le 22 juin 1940. C’est la débâcle.

 

Ainsi, de 1939 à 1941, l’Allemagne en utilisant la stratégie de la Blitzkrieg envahit la Pologne, le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, la Belgique et le Nord de la France.  

La Blitzkrieg, en allemand la guerre-éclair, désigne une action militaire qui en quelques semaines anéantit les capacités de combat de l’adversaire. Elle met en action l’aviation, les chars et l’infanterie. Le but est de rompre et d’encercler les lignes ennemies. Les travaux d'Heinz Guderian, un des spécialistes allemands des troupes motorisées et un des créateurs de la guerre-éclair, s’inspirent de l'ouvrage de Charles De Gaulle, Vers une armée de métier, publié en 1934. 

Seul le Royaume-Uni demeure libre en Europe de l’Ouest (le nouveau Ministre anglais, Winston Churchill, refuse toute idée de défaite et l’Angleterre résiste aux attaques aériennes durant l’été 1940).

 

guerre-eclair.jpg La Blitzkrieg, Manuel Hachette

 

  Le Pacte germano-soviétique, signé le 23 août 1939, permet à Hitler de délaisser le front Est afin de se concentrer sur les combats à l'Ouest. Le Pacte est rompu le 22 juin 1941 : sans déclaration de guerre préalable, l’Allemagne nazie se lance à l’assaut de l’Union soviétique. La stratégie repose à nouveau sur la Blitzkrieg, appliquée aux immensités d’Ukraine et de Biélorussie. « La décision la plus importante de ma vie » selon Hitler. 

  Les forces allemandes sont réparties en trois groupes d’armées qui possèdent chacun un objectif : au nord, Leningrad, au centre Moscou et au sud, Kiev. Durant l'été, les victoires militaires permettent aux Allemands d'atteindre partiellement les objectifs.

  L'armée nazie ne pourra pas s'emparer de Moscou pour plusieurs raisons : la campagne des Balkans au printemps 1941 rendue nécessaire par un soulèvement anti-allemand puis la prise de la Grèce retarde le début de l'opération Barbarossa, la dispersion des troupes allemandes en raison des trois objectifs, la sous-estimation des forces soviétiques, l'état des routes et l'esprit de résistance soviétique.

 

  En Asie, le Japon oblige les Etats-Unis à intervenir suite à Pearl Harbor (le 7 décembre 1941).

 

 

1942 : le renversement de la marée

 

  Les Soviétiques repoussent les Allemands lors de la bataille de Stalingrad (septembre 1942 – février 1943). Stalingrad (aujourd’hui Volgograd) constitue un nœud de communication sur la Volga et une cité industrielle de 600 000 habitants. Le 4 septembre 1942, les Allemands investissent la ville qui semble définitivement prise lorsqu’une contre-offensive soviétique survient le 20 novembre. Hitler refuse le retrait des troupes de Paulus, dans le même temps Goering affirme que la Luftwaffe les aidera. Pendant 50 jours, les Allemands tiennent mais Paulus finit par se rendre le 2 février 1943.

  En Asie, la progression des Japonais est également stoppée. Les 4 et 5 juin 1942, près de l’atoll de Midway (situé à 1500 kms au nord-ouest de Pearl Harbor), la flotte américaine brise les forces aéronavales japonaises qui cessent d’apparaître comme invincibles. Les Japonais perdent à nouveau lors de la bataille de Guadalcanal en février 1943.

 

  Dés 1942, Goebbels (ministre de la propagande sous le IIIème Reich) émet le sentiment que la guerre peut être perdue.

Que ce soit dans le Pacifique, en Afrique et en Europe, l'Axe est sur la défensive tandis que les Alliés, renforcés par l'URSS et les Etats-Unis, entament le renversement de la marée.

 

 

La victoire des Alliés (1942 – 1945)

 

  A partir de 1942, les Alliés reprennent donc l’initiative. Trois grands débarquements alliés ont lieu : en Afrique du Nord en novembre 1942, en Normandie le 6 juin 1944 et en Provence en août 1944. A l’Est, l’URSS est un pays complètement libéré et les offensives se multiplient vers la Pologne. A l’Ouest, le débarquement de Normandie est minutieusement préparé. L’opération Overland est la plus grande jamais réalisée. Sous les ordres d’Eisenhower, elle mobilise des milliers de navires et ouvre le second front à l’Ouest. Le débarquement en Provence prend en tenaille la Wehrmacht.

  A la fin de l’année 1944, l’essentiel du territoire français est libéré (la 2ème DB du Général Leclerc entre dans Paris les 24 et 25 août et Strasbourg le 23 novembre 1944). 

 

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Paris, le 26 août 1944

 

  Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule sans condition. Le 2 septembre 1945, notamment suite à l'explosion des deux bombes atomiques, les Japonais à leur tour capitulent. C’est la fin de la guerre.

 

 

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La Seconde Guerre mondiale (2). L'Europe sous domination allemande.

 

La Seconde Guerre mondiale (3). La France durant la guerre.

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