25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:40

 

 

 

La Seconde Guerre mondiale(1). Les grandes phases du conflit.

 

 

La Seconde Guerre mondiale (2). L'Europe sous domination allemande.

 

 

 

III – La France durant la guerre

 

 
"La drôle de guerre"

Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne. Pourtant, durant les huit mois qui suivent, on assiste à la drôle de guerre. Les soldats tentent de tromper l'ennui lorsque le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque la Belgique et les Pays-Bas.

La débâcle commence. En juin 1940, la France est en partie occupée par l’Allemagne. Les Français sont sur les routes et fuient les avancées allemandes : c’est l’exode.

 

 

 

La France de Vichy
Le 16 juin, Pétain est installé à la tête du gouvernement français. Son prestige, alors immense, légitime d'emblée son pouvoir. Dés son discours du 17 juin, il affirme que la défaite française est due à la supériorité des Allemands en nombre et en armes. Il ne remet pas en question la stratégie de l’armée française à laquelle il a participé. Il annonce aux Français qu’il faut cesser les combats et qu’il va négocier l’armistice. 

 

Ainsi, le 22 juin, l’Armistice est signé à Rethondes. Suite à la convention d’armistice avec l'Allemagne nazie, un gouvernement officiellement souverain va s’installer à Vichy, en zone libre. La France est partagée en deux zones, l’armée française est limitée à 100 000 hommes et le pays doit payer les frais d’entretien des troupes d’occupation.

En juillet, le principe de la révision de la IIIème République est adopté. La République est abandonnée à une large majorité (569 voix contre 80), l’Assemblée nationale vote le texte présenté par Pierre Laval donnant tout pouvoir au Maréchal Pétain. Par conséquent, il devient à la fois le chef du gouvernement et le chef de l’Etat.

Le régime de Vichy constitue un régime autoritaire : grèves et syndicats sont interdits, un premier statut des juifs est mis en place (octobre 1940) et les dirigeants de la IIIème république sont jugés (août 1941). 

 

Dés 1940, la propagande présente la Révolution nationale comme le retour aux valeurs traditionnelles. La devise est désormais «travail – famille – patrie».

 

Revolution_nationale.jpg

Affiche de propagande de R. Vachet, date de réalisation imprécise, entre 1940 et 1942 

   
A gauche, sur fond rouge, la France est présentée comme une maison que les communistes (drapeau rouge) et les Juifs (étoile à six branches) se sont accaparés. Le bâtiment est déséquilibré par la démocratie (parlement, radicalisme), la paresse (évocation des 40 heures et des congés payés) ou encore l’alcoolisme (Pastis). Bref, la maison France est devenue une ruine.
A droite, sur un fond bleu-gris constellé des sept étoiles du maréchal, la France est redressée, rénovée et repose sur un socle propre et solide. La devise républicaine "liberté, égalité, fraternité" cède la place au slogan « travail – famille – patrie » tandis que le drapeau rouge et communiste disparaît  en étant remplacé par un drapeau tricolore.

La France de la révolution nationale s'appuie sur un retour à la terre (voir la colonne paysannerie), l'artisanat (et non plus sur le prolétariat et l'industrie) mais aussi sur l'école et la légion. Discipline, ordre, courage, épargne finissent de signifier la fin du temps de la paresse et le retour à l'ordre.


La collaboration avec l'Allemagne nazie s’accentue en novembre 1942, l’ensemble de la France est alors occupée.

 

 


La résistance
En France comme en Europe, la résistance est née d’un triple refus : celui de la défaite militaire, de la loi du vainqueur et de l'occupation. Les formes de résistance s'avèrent multiples : résistance politique (les gouvernements), civile (tracts, manifestations) et armée (attentats, sabotages, réseaux de renseignements).

 

 

  Olivier Wieviorka, Une certaine idée de la résistance

Vidéo émission France 3 Un livre, un jour - 07/12/1995 - 01min51s

 

En 1940, la résistance française apparaît peu dynamique et dispersée. Le 18 juin 1940, De Gaulle tente de l’organiser depuis Londres.

A partir de 1941, la résistance française bénéficie de la conjoncture extérieure (suite à l’attaque de l’URSS, les Communistes entrent dans la résistance) et à partir de 1942 de la conjoncture intérieure (radicalisation de la collaboration, STO en 1943).

Cependant, les mouvements de résistance restent désunis mais De Gaulle fait admettre sa légitimité auprès des différents mouvements. On assiste à la fusion de la résistance extérieure et intérieure par le biais du Conseil National de la Résistance : sa première réunion se déroule en mai 1943.

 

La libération

Les FFL et les FFI contribuent à la libération. Les FFL participent depuis l'Angleterre à l'opération Overland tandis que les FFI préparent les débarquements de Normandie (6 juin 1944) et de Provence (15 août 1944) par des sabotages.

Dés 1943, la Corse est libérée. En Août 1944, c'est au tour de Paris. Le GPRF (gouvernement provisoire de la République française) tente d’atténuer les profondes cicatrices liées au conflit.


 

 

Résumé d'un cours de 3ème

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