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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 21:15

La Première Guerre mondiale: pourquoi a-t-elle marqué aussi durablement les sociétés européennes?

 

 

 Images fournies par l'INA

 

 

lien avec une fiche questions / documents

 

 

I - Le mythe de la guerre courte

 

1914: l’entrée dans le conflit et la guerre de mouvement

 

    Au coeur d'un débat historiographique, les causes de la Première Guerre mondiale apparaissent multiples. L'impérialisme des pays européens, les nationalismes et toutes les alliances alors mises en place ont contribué à fragiliser le semblant d'équilibre des puissances européennes. L'expansion économique aurait pu calmer les ardeurs belliqueuses mais, au contraire, la volonté de préserver ses avantages ou la peur de les perdre ont accru l'idée selon laquelle la guerre paraissait inévitable. En 1913, le gouvernement français, afin de se protéger, allonge la durée du service militaire. En Allemagne, on traduit cette mesure en se disant: "les Français veulent la guerre, ils l'auront". L'historien Jean-Yves Le Naour pense que cette "paranoia" constitue une cause profonde de la Première Guerre mondiale.

 

Les pays européens ont signé des Alliances avant 1914 afin de se défendre et préparer une éventuelle ou une probable guerre. Dés 1907, deux systèmes se font face: d'un côté, la Triple-Entente est composée par la France, le Royaume-Uni et l’empire russe et de l'autre, la Triplice regroupe l’empire allemand, l’empire austro-hongrois et l’Italie.

 

En 1914, la guerre qui paraissait proche en 1913 semble s'éloigner. Pourtant, lorsque le 28 juin 1914, l’héritier du trône austro-hongrois, François-Ferdinand, est assassiné à Sarajevo par un étudiant bosnien lié aux nationalistes serbes, l'engrenage des alliances est déclenché. L’Autriche-Hongrie adresse un ultimatum aux Serbes qui le rejettent et demandent l’aide de leur allié russe. L’Autriche-Hongrie se tourne vers l’Allemagne, les Russes se tournent vers la France.

Les puissances européennes ravivent ainsi brusquement le processus belliqueux. Le 28 juillet, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Le 30 juillet, la Russie déclare la guerre à l’Autriche. Le 1er août, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie. Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France et envahit la Belgique, un Etat neutre. Cela conduit le Royaume-Uni à déclarer le 4 août la guerre à l’Allemagne.

 

Les populations semblent consternées puis résignées à l’approche de la guerre. Dans tous les pays, les nationalistes poussent à l’affrontement. En juillet 1914, on manifeste davantage de résignation que d’enthousiasme face à la guerre. Le patriotisme et le nationalisme l’emportent sur le pacifisme. Partout, sauf en Russie, on fait taire les oppositions politiques.

En France, les illusions pacifistes de la SFIO et la CGT s’envolent notamment suite à l'assassinat de Jean Jaurès. Par la suite, la propagande tente de montrer une population enthousiaste, certains veulent en découdre avec l’ennemi, l’improbable union sacrée devient effective. En août 1914, les sentiments face à la guerre apparaissent contrastés: consternation, inquiétude, insouciance s'entremêlent. Finalement, 97 % des mobilisés français rejoignent leur dépôt (3 % de déserteurs, l’Etat-major en prévoyait 7 %)

 

Chacun pense que la guerre sera gagnée grâce aux méthodes offensives traditionnelles (charges de cavalerie, attaque de l’infanterie en ordre serré). On estime que le conflit sera court et la propagande renforce cette idée mais les perspectives diffèrent selon les deux camps: l’Empire austro-hongrois et l’Allemagne doivent combattre sur deux fronts. C’est pourquoi l’Allemagne prévoit d’éliminer rapidement la France. Elle choisit de contourner les forces militaires françaises, surtout basées dans les Vosges et en Lorraine. Les Allemands passent donc par la Belgique avant de se retourner contre la Russie, jugée plus dangereuse.

Le plan allemand (Schlieffen) est donc une réussite militaire au début. Néanmoins, les troupes allemandes sont repoussées suite à la bataille de la Marne. Aucune des deux armées ne parvient à percer le front ennemi suite à «la course à la mer». C’est l’échec de la guerre de mouvement. A l’Est comme à l’Ouest, à la fin de 1914, le conflit semble s’enliser. Les Russes connaissent quelques succès au début mais ils sont repoussés par les généraux allemands Hindenburg et Ludendorff à Tannenberg (26 – 30 août 1914).

 

 

 lien avec un petit documentaire

 

novembre 1914 – mars 1918 : la guerre de position, une guerre totale

 

Dés novembre 1914, les pays s’organisent pour une guerre longue. Les tranchées se mettent en place et la guerre de position s’installe. Les tranchées deviennent bientôt un système défensif difficile à réduire. Afin de percer les lignes adverses, on multiplie les pilonnages d’artillerie. Les gaz asphyxiants, les lance-flammes et les chars d’assaut sont également utilisés. L’aviation fait son apparition dans la guerre.

Aucune tentative de percer le front ne réussit (échec des Allemands en 1916 à Verdun, les Alliés échouent de leur côté sur la Somme). C’est l’échec de la guerre d’usure.

La guerre devient totale. Elle impose de gros efforts à l’ensemble de la population. Elle mobilise les hommes et les femmes (soldats et civils), l’économie et les esprits. L’Etat intervient (économie de guerre, propagande).

 

 

le tournant de l'année 1917

 

La révolution russe (les combats cessent en décembre 1917, la paix de Brest-Litovsk est signée en mars 1918) et l'entrée en guerre des Etats-Unis en avril 1917 (suite à la guerre sous-marine à outrance des allemands) marquent l'année 1917. Cependant, il n’existe pas de services militaires aux Etats-Unis, la préparation de l’entrée en guerre prend un an.

 

Cette guerre est de plus en plus totale. Elle exige aussi la mobilisation des forces morales. Un véritable « bourrage de crâne » déferle sur les pays en guerre tandis que la censure contrôle la propagation des informations.

 

 

1918 : la reprise de la guerre de mouvement et le dénouement du conflit

 

Libéré à l’Est, les Allemands reprennent l’offensive à l’Ouest dés mars 1918 afin de réussir la percée décisive. De mars à juillet, le général Ludendorff multiplie les offensives en Artois, en Picardie et en Champagne. De plus, Paris est bombardé par des canons à longue portée.

Les Alliés passent à l’offensive en juillet, aidés par 1,2 millions Américains (voir le général Pershing). En octobre 1918, les thanks et l’entrée en guerre des Etats-Unis renversent le rapport de force.

 

En Allemagne, l’état-major qui dirige désormais le pays devient favorable à la signature de l’armistice. Après l’abdication de l’Empereur Guillaume II, la République est proclamée le 9 novembre. L’armistice est signé à Rethondes en forêt de Compiègne le 11 novembre.

 

 

   La guerre tourne à l’avantage des Alliés en 1918. L’entrée en guerre des Etats-Unis s’avère déterminante. Aux vaines offensives allemandes du printemps succèdent les attaques victorieuses des Alliés.

    L’armistice est signé le 11 novembre 1918 à Rethondes dans la forêt de Compiègne.

 

 

 

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La Grande guerre (2). Une guerre consentie ou subie?

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commentaires

favret 02/01/2015 12:32

merci bon article malgré quelques petites erreurs

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