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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:03

 

1492 -  2012 - 2017: en quête de la modernité

 

                                                                                                                 1492  1492 1492

     Cette année marque symboliquement la fin du Moyen Age. Ces périodes et leur découpage demeurent un outil pratique afin de produire une Histoire de notre Humanité mais les dates choisies demeurent discutables. Par exemple, Jacques Le Goff pense que le Moyen Age ne prend fin qu'avec la Révolution française.

    Pourtant, les découvertes de Christophe Colomb et surtout leur contexte marquent une période ambivalente, "entre archaïsme et novelletés", mais annonciatrice de nouveaux horizons. 

      1492 représente également le début de l'époque moderne.

 

 

http://1492-1789.blogspot.com/ le site pour les collégiens

 

 

 

 

PLAN DU SITE

 

 

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* sport

 

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Noël 2009 083Routes bretonnes en hiver 

 

 

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:10

Les ignorants. Deux microcosmes. Le monde de la viticulture, celui de la bande-dessinée. Richard Leroy.  Etienne Davodeau. Un monde dans le monde, d'un côté, la biodynamie, de l'autre, la création sans concession. L'amour du travail bien fait constituera le trait d'union de cette aventure, celle d'une année passée à l'élaboration d'un grand cru. On parle ici de l'ouvrage écrit et dessiné (pour le vin, il faudra se déplacer à Montbenault, le déguster sur place car "tous les grands vins naissent dans des beaux endroits", et tous les beaux endroits nécessitent forcément une visite).

 

L'Histoire. Etienne Davodeau propose au vigneron de suivre son travail au fil des saisons tout en lui faisant découvrir la bande-dessinée, ses auteurs et ses arcanes.

Les deux ignorants se nourrissent de la culture de l'autre. On se laisse guider à travers les vadrouilles des deux acolytes (le festival Quai des bulles de Saint-Malo, le Jura, la Corse, Paris, le Périgord). Les lectures et les rencontres se multiplient, elles nous permettent de mieux cerner les enjeux de la création, qu'elle soit viticole ou livresque.

 

Bref, les amateurs de vin et les lecteurs de bande-dessinée ne pourront que se rejoindre à travers toutes ces bulles savamment distillées. Les deux protagonistes se mettent au service de leur art et surtout des autres pour notre plus grand plaisir. A partager sans modération. Qu'est-ce que c'est bon!

 

Etienne Davodeau, Les ignorants, récit d'une initiation croisée, Futuropolis.

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 21:46
Rouge ou mort, la biographie de Bill Shankly par David Peace

   Bill Shankly en 1973, Museum of Liverpool

 

 

 

Liverpool.  Année zéro. Celle ou Bill débarque. Mais pas n'importe quel Bill, on raconte ici l'épopée, l'Odyssée de Bill Shankly. Le magicien, le meneur d'hommes, le héros.

David Peace se charge de narrer, à travers l'existence de Bill, les exploits des Reds et l'émergence d'Anfield en tant que lieu sacré. Le football et la religion se confondent sous la plume de cet écrivain anglais inspiré par James Ellroy. Nous sommes face à un récidiviste: son livre 44 jours racontait déjà l'histoire d'un manager célèbre, Brian Clough. Les passionnés du ballon rond s'y retrouveront à coup sûr.

 

   L'Histoire. L'année 1959. Celle où donc Bill débarque dans le Merseyside. Everton, les Blues, Goodison Park. Liverpool FC, les Reds, Anfield, alors un champ de patates qui accueille des matchs de deuxième division. Bill arrive. Bill change tout. Bill y tient. Bill forme des jeunes. Respire le football. Le succès n'est pas immédiat. Les victoires finissent par entraîner la remontée en Première League.

Des anedoctes? Le maillot rouge, le Kop, la chanson You'll never walk alone, les relations avec Matt Busby, les derbys, Wembley,  le recrutement de Ray Clemence, de Kevin Keegan puis la démission de Bill, puis la première victoire en coupe des Champions, l'histoire en marche.

Rouge ou mort, la fin du livre, on la connaît depuis le début mais elle nous livre les plus belles pages. Par exemple, la rencontre de Bill Shankly avec Harold Wilson, le premier ministre travailliste. L'occasion de rappeler les origines modestes de Bill, les opinions de Bill, le sens du partage de ce "saint" homme (selon les mots de David Peace).

 

   Bref, on dit de David Peace que ses romans sont comme des combats de boxe. En 800 pages, autant de rounds, autant de mots, autant de combats pacifiques. Bill en ressort dépeint comme un travailleur, un cogneur bienveillant et un citoyen engagé. David Peace boxe dans la catégorie poids plume mais les coups envoyés sont d'une vigueur qui donne l'énergie de militer mais aussi de lire 44 jours. Brian Clough. Leeds United. Les amateurs de football, ceux qui jouent aujourd'hui en vétéran, se rappelleront leur enfance, celle où il jouait sur un Anfield recomposé. Le genre de terrain où chacun s'imaginait en Ray Clemence, en Kevin Keegan, en Kenny Dalglish ou encore en Ian Rush. Les autres pourront toujours réfléchir à l'évolution politique du Royaume-Uni depuis la fin des années cinquante... 800 pages reçues à coup sûr en pleine face. 

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 12:59

Les derniers jours de Stefan Zweig. En 2012, ce roman de Laurent Sesik devient une bande-dessinée. Les auteurs réussissent non sans brio le difficile exercice de l'adaptation. A la légèreté des planches d'une bande-dessinée est venue s'ajouter la force littéraire des personnages évoquées. 

Les Derniers jours de Stefan Zweig

L'Histoire. La fuite. L'errance. L'exil au Brésil. Accompagnée de Lotte, sa seconde épouse, Stefan Zweig tente de se faire une place loin de sa patrie en proie au nazisme. Lui qui en tant que Juif est chassé de son pays. Lui qui en tant qu'Autrichien ne semble pas être le bienvenu au Royaume-Uni.

 

Bref, ce roman, adapté au théâtre et en bande-dessinée, nous offre un biais appréciable afin d'appréhender à la fois l'œuvre littéraire de Stefan Zweig, sa tragédie et le contexte de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 16:08

     Pablo Picasso. Tout a été dit, écrit, filmé car il s'agit de l'artiste du siècle. Et pas seulement: la publicité, les marques automobiles, le cinéma, la littérature, la politique, les métropoles qui se veulent mondiales ou plus généralement l'histoire du XXème siècle... Picasso semble s'être immiscé au cœur de l'universel au même titre que Platon, Léonard de Vinci ou les philosophes des Lumières. 

Sa naissance en Espagne, son passage à Paris, l'émergence du cubisme et du surréalisme, l'enlèvement de la Joconde, son engagement communiste, le portrait paraît-il raté de Staline, Guernica et sa réponse cinglante "non, c'est vous qui avez fait ça", ses amours parfois sulfureux, son héritage (et son indivision), l'ouverture tumultueuse du musée portant son nom...

 

     L'Histoire. Raconter Pablo Picasso, un pan de l'histoire des Arts et du XXème siècle. Les observer à travers les planches d'une bande-dessinée et les yeux de Fernande, son amoureuse d'alors. Son titre? Pablo comme pour mieux nous inviter à partager l'intimité de ce jeune peintre espagnol dans le Paris, la ville lumière, du début du XXème siècle.

 

     Bref, ceux qui veulent s'initier à cet art de la BD peuvent jeter un coup d'œil à ce lien qui permet de découvrir des extrait de Pablo.

 

Julie Birmant et Clément Oubrerie, Pablo, 4 Tomes (à ce jour), Dargaud

 

 

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  Life's too good!

Pablo, la BD sur Picasso
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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 13:57

Quand la bande-dessinée se met au service de l'histoire ou l'inverse et que l'on aime cela, la lecture de Murena devient très vite incontournable et addictive. Une plongée dans l'Antiquité nous est ici proposée et on se laisse volontiers guider.

 

L'histoire. Elle commence sous le règne de Claude qui vient tout juste de se rappeler de son fils Britannicus au détriment de celui  d'Aggripine. On nous balade ensuite à travers le labyrinthe du pouvoir impérial qui passera bientôt entre les mains de Néron. Ainsi, les auteurs nous font rencontrer des personnages comme Sénèque ou Pétrone.

 

Bref, les dessins permettent facilement de se transposer, avec réalisme, dans cette histoire romaine et dans ce premier siècle de notre ère. Le magazine l'Histoire, en 2009, ira même jusqu'à sortir un numéro visant à étudier l'univers de Murena, sa part de fiction et son intérêt historique.

 

Pour en savoir plus, voici quelques liens précieux:

 

Murena (ou la vie de l'Empire sous Néron)
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 21:17

lien avec les fiches concernant la Grande Guerre (les documents)

 

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La grande Guerre (1). Le mythe de la guerre courte.

 

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La Grande guerre (2). Une guerre consentie ou subie?

 

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III – La Grande Guerre est-elle

la matrice «du siècle de fer»?

 

 

Le bilan humain

 

 

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Otto Dix, La Guerre

 

Le paysage peint par Otto Dix est modelé par la guerre. On voit quelques troncs d'arbres  et les restes d'un paysage ravagé.

Le panneau central est une vision d'horreur où le seul survivant est un soldat au visage recouvert d'un masque à gaz. On peut voir des cadavres et un squelette accroché à la branche d'un arbre.

Ce tableau dénonce la violence et la déshumanisation nées des tranchées et  de cette Première Guerre mondiale.

 

La Première Guerre mondiale est le conflit le plus meurtrier alors connu. 17 millions de blessés et environ 9 millions de morts. La France qui est le pays le plus touché avec la Russie dénombre environ 1 350 000 morts et 388 800 mutilés. Les 18 – 25 ans sont les plus touchés par le conflit.

 

 

Le règlement du conflit

 

L’armistice est signé le 11 novembre 1918. La Première Guerre mondiale marque profondément l’Europe.

La France et les pays vainqueurs ne reprennent que partiellement les idées du Président américain Wilson (les14 points).

En 1919, le Traité de Versailles entraîne la création de la SDN. Néanmoins, l’Allemagne est jugée responsable du conflit et perd l’Alsace-Lorraine ainsi que ses colonies.

En 1923, les frontières européennes se stabilisent.

 

 

La Grande guerre et les enjeux de mémoire

 

Correction-monubarleduc14-18.jpg Monument aux morts de bar-le-Duc

 

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monument aux morts de Péronne

 

Le monument aux morts de Bar le Duc montre des poilus debouts, fustigeant la mort de l’un d’ente eux. Ce monument symbolise le patriotisme, la force et la vengeance.

Le monument aux morts de Péronne représente une femme déplorant la mort de son mari. Ce monument reprend les mêmes thèmes (patriotisme et vengeance) mais évoque également le pacifisme (le refus des horreurs de la guerre). 

 

 

 

Les survivants de la Première Guerre mondiale ne peuvent pas oublier ce conflit. Les artistes décrivent la guerre et ses atrocités.

Les Anciens combattants se mobilisent et imprègnent la vie politique dans les années 20.

Le souvenir est entretenu. Dés le 11 novembre 1920, la tombe d’un soldat inconnu est placée à l’Arc de triomphe. Le 11 novembre est commémoré à partir de 1922. Les monuments aux morts sont présents dans la plupart des villages de France.

 

 

 

La Première Guerre mondiale augure le XXème siècle. Elle s’achève par la victoire des Démocraties sur les Empires autoritaires.

Néanmoins, en Allemagne, la République proclamée le 9 décembre 1918 se révèle rapidement fragile. Le conflit entraîne des traumatismes et des rancunes comme en en Italie et en Russie.

De nouveaux régimes politiques y apparaissent : ils seront bientôt qualifiés de régime totalitaire.

 L’Europe décline sur le plan économique au profit des Etats-Unis.

La Première Guerre mondiale est un conflit d’un genre nouveau. L’économie de guerre et les moyens de destruction mis en place touchent à la fois les militaires et les civils.

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 21:16

 

La grande Guerre (1). Le mythe de la guerre courte.  

 

 

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  Lien avec l'assaut dans les Sentiers de la gloire de Kubrick

 

 

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II – Une guerre consentie ou subie ?

 

 

Comment les sociétés européennes ont-elles supporté la violence née de la guerre ?

 

La Première Guerre mondiale fait aujourd’hui l’objet de nombreux films (Un long Dimanche de fiançailles, La Chambre des officiers, Joyeux Noël, etc.).

La brutalisation du conflit s'avère importante mais parfois niée. On parle davantage des trêves de Noël que de la violence du conflit.

 

 

 

La violence des conditions de vie

 

* les soldats

 

L’image des tranchées demeure aujourd’hui encore associée à la Première Guerre mondiale. Dés que cesse la guerre de mouvement, à la fin de l’année 1914, ce système défensif constitue le cœur du dispositif militaire des deux armées.

A travers les textes de poilus, on peut analyser l’organisation matérielle des tranchées et le type de combats : préparation intense d’artillerie et assaut par vagues qui se brisent sur des lignes de tranchées successives. Le vocabulaire se rapportant aux armes (mitrailleuses, artillerie, fusils, etc.) montre que la majeure partie des pertes est due à l’artillerie.

On peut également décrire le système des tranchées à l'aide du film de Kubrick, Les Sentiers de la Gloire. Il s’agit d’un système défensif organisé en quatre parties : une zone d’abri en retrait, une zone de repli, la zone d’assaut-défense et le no man’s land qui sépare les tranchées ennemies.

 

Les tranchées constituent durant trois années l’univers familier des poilus. Les conditions morales y sont d’une dureté extrême, la peur et la mort sont omniprésentes. Les témoignages évoquent une véritable déshumanisation et la mise en place d'une véritable culture de guerre. En 1916, pendant la guerre de position, l'écrivain Henri Barbusse publie ,Le Feu. Ce texte qui dévoile l’horreur des combats suscite de nombreuses questions : les soldats agissent-ils  avec consentement ou sous la contrainte ? comment les soldats ont-ils pu tenir dans les tranchées ?

Le courage, la virilité et la solidarité peuvent expliquer la survie des soldats. Le nom même des soldats de la Première Guerre mondiale, les poilus, provient de l'expression "avoir du poil", c'est-à-dire être courageux. Les soldats qui adhérent à la culture de guerre vivent avec la volonté de venger des camarades morts, la haine de l’ennemi ou encore l'exigence de défendre  sa famille et sa patrie.

 

Ce lien permet d'appréhender les conditions de vie dans les tranchées http://www.museedelaguerre.canada

 

* les civils

 

Les populations civiles sont doublement touchées par les combats : d’une part, elles ne sont plus épargnées par les troupes militaires (certaines villes sont détruites), d’autre part, l’économie est touchée et l’inflation est galopante. Les emprunts contractés par l’Etat et la pénurie favorisent l’augmentation des prix.

 

 

 

Moyens et formes de consentement ou contrainte

 

* le patriotisme et la propagande

 

Une publicité

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affiche publictaire, 1918 (Musée de Péronne)

Cette publicité a pour fonction de vendre un produit mais elle utilise la guerre pour parvenir à ses fins. L’ensemble de la population est concernée et l’encadrement des masses se révèle total.

 

 

 

 

 

 

La prière du soldat

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Ce document est une carte postale. Elle est réalisée en 1915 lorsque la guerre de position s’installe. La vie dans les tranchées s’organise.

L’auteur qui serait un combattant anonyme voue un véritable culte au général Joffre, le vainqueur de la bataille de la Marne. Il compose une prière sur le modèle de « Notre père ». Il s’agit d’un document de propagande destiné à circuler parmi la population française.

 

On perçoit cinq plans différents. Le premier est céleste et les quatre autres sont terrestres.

Le premier plan montre la figure du général Joffre au milieu de la Légion d’honneur. L’auteur affirme son caractère sacré. Un mitrailleur touche un second avion dont le pilote est en chute libre.

Au second plan, un combat individuel oppose un fantassin français couché dont le tir touche un Allemand qui perd son casque. Sa chute est associée à celle du pilote d’avion.

Au troisième plan, les troupes allemandes sont décimées par une explosion du canon 75.

Le quatrième plan rappelle la bataille de la Marne qui marque l’arrêt de l’offensive allemande (on perçoit Notre-Dame à l’arrière-plan).

Le dernier plan symbolise la victoire du bien sur le mal. La prière fait de Joffre un véritable Dieu chargé d’amener les Français vers la victoire, c’est-à-dire de faire vaincre le bien sur le mal.

 

 

  

* la crise de 1917 et la lassitude à l’égard du conflit

 

La Chanson de Craonne

 

Sur le front Est, on assiste à des scènes de fraternisation entre soldats russes et allemands.

A l’arrière, les grèves se multiplient. En Russie, l’agitation révolutionnaire se fait déjà sentir.

En 1917, les déceptions et les souffrances entraînent une grave crise morale. Des mutineries naissent comme sur le chemin des Dames.

 

 

 

En France, les populations civiles et militaires partagent une vision commune du conflit : la guerre est due à l’envahisseur allemand. Il s’agit de défendre la patrie, la République et donc la liberté. La publicité et la presse véhiculent ces valeurs par le biais de la propagande. 

La culture de guerre qui repose sur l’union de la nation imprègne la population européenne. Il s’agit d’une combinaison des traditions et des circonstances. L’Union sacrée montre une forme de consentement des Français à l’égard du conflit.

Les valeurs de la guerre sont véhiculées par la propagande. Néanmoins, son succès montre que l’opinion publique y adhère. Les journaux, la censure, la pénurie ou encore les viols révèlent le bourrage des crânes et la brutalisation des esprits.

Toutefois, la lassitude d’une partie des Français se révèle à travers les mutineries et les grèves mais ce sentiment n’est pas général.

 

 

 

La Grande Guerre (3). Cette Première Guerre est-elle la matrice « du siècle de fer » ?

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 21:15

La Première Guerre mondiale: pourquoi a-t-elle marqué aussi durablement les sociétés européennes?

 

 

 Images fournies par l'INA

 

 

lien avec une fiche questions / documents

 

 

I - Le mythe de la guerre courte

 

1914: l’entrée dans le conflit et la guerre de mouvement

 

    Au coeur d'un débat historiographique, les causes de la Première Guerre mondiale apparaissent multiples. L'impérialisme des pays européens, les nationalismes et toutes les alliances alors mises en place ont contribué à fragiliser le semblant d'équilibre des puissances européennes. L'expansion économique aurait pu calmer les ardeurs belliqueuses mais, au contraire, la volonté de préserver ses avantages ou la peur de les perdre ont accru l'idée selon laquelle la guerre paraissait inévitable. En 1913, le gouvernement français, afin de se protéger, allonge la durée du service militaire. En Allemagne, on traduit cette mesure en se disant: "les Français veulent la guerre, ils l'auront". L'historien Jean-Yves Le Naour pense que cette "paranoia" constitue une cause profonde de la Première Guerre mondiale.

 

Les pays européens ont signé des Alliances avant 1914 afin de se défendre et préparer une éventuelle ou une probable guerre. Dés 1907, deux systèmes se font face: d'un côté, la Triple-Entente est composée par la France, le Royaume-Uni et l’empire russe et de l'autre, la Triplice regroupe l’empire allemand, l’empire austro-hongrois et l’Italie.

 

En 1914, la guerre qui paraissait proche en 1913 semble s'éloigner. Pourtant, lorsque le 28 juin 1914, l’héritier du trône austro-hongrois, François-Ferdinand, est assassiné à Sarajevo par un étudiant bosnien lié aux nationalistes serbes, l'engrenage des alliances est déclenché. L’Autriche-Hongrie adresse un ultimatum aux Serbes qui le rejettent et demandent l’aide de leur allié russe. L’Autriche-Hongrie se tourne vers l’Allemagne, les Russes se tournent vers la France.

Les puissances européennes ravivent ainsi brusquement le processus belliqueux. Le 28 juillet, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Le 30 juillet, la Russie déclare la guerre à l’Autriche. Le 1er août, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie. Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France et envahit la Belgique, un Etat neutre. Cela conduit le Royaume-Uni à déclarer le 4 août la guerre à l’Allemagne.

 

Les populations semblent consternées puis résignées à l’approche de la guerre. Dans tous les pays, les nationalistes poussent à l’affrontement. En juillet 1914, on manifeste davantage de résignation que d’enthousiasme face à la guerre. Le patriotisme et le nationalisme l’emportent sur le pacifisme. Partout, sauf en Russie, on fait taire les oppositions politiques.

En France, les illusions pacifistes de la SFIO et la CGT s’envolent notamment suite à l'assassinat de Jean Jaurès. Par la suite, la propagande tente de montrer une population enthousiaste, certains veulent en découdre avec l’ennemi, l’improbable union sacrée devient effective. En août 1914, les sentiments face à la guerre apparaissent contrastés: consternation, inquiétude, insouciance s'entremêlent. Finalement, 97 % des mobilisés français rejoignent leur dépôt (3 % de déserteurs, l’Etat-major en prévoyait 7 %)

 

Chacun pense que la guerre sera gagnée grâce aux méthodes offensives traditionnelles (charges de cavalerie, attaque de l’infanterie en ordre serré). On estime que le conflit sera court et la propagande renforce cette idée mais les perspectives diffèrent selon les deux camps: l’Empire austro-hongrois et l’Allemagne doivent combattre sur deux fronts. C’est pourquoi l’Allemagne prévoit d’éliminer rapidement la France. Elle choisit de contourner les forces militaires françaises, surtout basées dans les Vosges et en Lorraine. Les Allemands passent donc par la Belgique avant de se retourner contre la Russie, jugée plus dangereuse.

Le plan allemand (Schlieffen) est donc une réussite militaire au début. Néanmoins, les troupes allemandes sont repoussées suite à la bataille de la Marne. Aucune des deux armées ne parvient à percer le front ennemi suite à «la course à la mer». C’est l’échec de la guerre de mouvement. A l’Est comme à l’Ouest, à la fin de 1914, le conflit semble s’enliser. Les Russes connaissent quelques succès au début mais ils sont repoussés par les généraux allemands Hindenburg et Ludendorff à Tannenberg (26 – 30 août 1914).

 

 

 lien avec un petit documentaire

 

novembre 1914 – mars 1918 : la guerre de position, une guerre totale

 

Dés novembre 1914, les pays s’organisent pour une guerre longue. Les tranchées se mettent en place et la guerre de position s’installe. Les tranchées deviennent bientôt un système défensif difficile à réduire. Afin de percer les lignes adverses, on multiplie les pilonnages d’artillerie. Les gaz asphyxiants, les lance-flammes et les chars d’assaut sont également utilisés. L’aviation fait son apparition dans la guerre.

Aucune tentative de percer le front ne réussit (échec des Allemands en 1916 à Verdun, les Alliés échouent de leur côté sur la Somme). C’est l’échec de la guerre d’usure.

La guerre devient totale. Elle impose de gros efforts à l’ensemble de la population. Elle mobilise les hommes et les femmes (soldats et civils), l’économie et les esprits. L’Etat intervient (économie de guerre, propagande).

 

 

le tournant de l'année 1917

 

La révolution russe (les combats cessent en décembre 1917, la paix de Brest-Litovsk est signée en mars 1918) et l'entrée en guerre des Etats-Unis en avril 1917 (suite à la guerre sous-marine à outrance des allemands) marquent l'année 1917. Cependant, il n’existe pas de services militaires aux Etats-Unis, la préparation de l’entrée en guerre prend un an.

 

Cette guerre est de plus en plus totale. Elle exige aussi la mobilisation des forces morales. Un véritable « bourrage de crâne » déferle sur les pays en guerre tandis que la censure contrôle la propagation des informations.

 

 

1918 : la reprise de la guerre de mouvement et le dénouement du conflit

 

Libéré à l’Est, les Allemands reprennent l’offensive à l’Ouest dés mars 1918 afin de réussir la percée décisive. De mars à juillet, le général Ludendorff multiplie les offensives en Artois, en Picardie et en Champagne. De plus, Paris est bombardé par des canons à longue portée.

Les Alliés passent à l’offensive en juillet, aidés par 1,2 millions Américains (voir le général Pershing). En octobre 1918, les thanks et l’entrée en guerre des Etats-Unis renversent le rapport de force.

 

En Allemagne, l’état-major qui dirige désormais le pays devient favorable à la signature de l’armistice. Après l’abdication de l’Empereur Guillaume II, la République est proclamée le 9 novembre. L’armistice est signé à Rethondes en forêt de Compiègne le 11 novembre.

 

 

   La guerre tourne à l’avantage des Alliés en 1918. L’entrée en guerre des Etats-Unis s’avère déterminante. Aux vaines offensives allemandes du printemps succèdent les attaques victorieuses des Alliés.

    L’armistice est signé le 11 novembre 1918 à Rethondes dans la forêt de Compiègne.

 

 

 

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La Grande guerre (2). Une guerre consentie ou subie?

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  Life's too good

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 20:40

   Catel, croqueuse de femmes (Olympe de Gouges, Kiki de Montparnasse), s'attaque ici à Benoîte Groult. Non sans succès. Pourtant, lorsque Libé la contacte en 2008, elle songe un temps à une collègue, auteure de BD, Claire Brétécher. 

   L'Histoire. Benoîte Groult naît dans une famille bourgeoise, en vogue dans les années 20 (le père est un styliste de meubles reconnu, la maman réussit dans le monde de la mode). Les planches se succèdent et nous font revivre le XXème siècle à travers une vie familiale (elle épouse successivement Blaise Landon, Georges de Caunes et Paul Guimard) et un engagement tardif et féministe (notamment, elle milite activement dans les années 80 pour la féminisation des noms de métiers).

L'histoire dans l'histoire. Le projet de Catel aurait pu tourner court. "Je n'aime pas la bande-dessinée" lui assène, en première instance, Benoîte Groult. Les points de convergences vont finalement se révéler plus nombreux: Benoîte Groult publie en 1986 l'intégralité de La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, en partie oubliée depuis sa rédaction en 1791 par Olympe de Gouges, et Kiki de Montparnasse cotoyait les amis de ses parents. Le projet se poursuit donc et les rencontres entre les deux femmes se multiplient, entre Paris, Hyères et la Bretagne (à Doëlan, elles peuvent converser tranquillement dans la maison donnant sur ce si joli petit port). 

 

Bref, cette bande-dessinée se laisse dévorer dévotement mais aussi gouluement qu'une galette au beurre. Ainsi soit-elle.

 

 

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  Life's too good!

 

le port de Doëlan

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